Formation tout au long de la vie

par CAP METIERS Nouvelle – Aquitaine

Dans un monde de mutation, l’option de la reconversion. Selon un sondage de l’Ifop, 89 % des personnes interrogées estiment que le développement de nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle ou l’automatisation, est susceptible de transformer l’activité et l’organisation de leur entreprise. A cela s’ajoutent la conjoncture économique (86 %) : ou encore le contexte politique et géopolitique (84 %) : autant de préoccupations qui peuvent amener les salariés à envisager une autre voie professionnelle. Suite de l’article.

Un organisme de formation peut-il payer mon ticket modérateur CPF ?

Depuis le 2 mai 2024, chaque titulaire doit payer un ticket modérateur pour utiliser son CPF. Ce reste à charge est fixé à 100 euros, puis revalorisé chaque année (102,23 euros au 1er janvier 2025). Ce paiement est prévu par la loi de finances 2023 (article L6323-7 du Code du Travail) et le décret n° 2024-394 du 29 avril 2024.

En clair : quand vous utilisez votre CPF, vous participez un peu au financement pour garantir un usage responsable des fonds publics.

Qui peut payer le ticket modérateur ?

rois possibilités pour se faire payer son ticket modérateur :

  • Vous-même
  • Votre employeur, si un accord existe
  • Un OPCO (opérateur de compétences) dans certains cas

En revanche, l’organisme de formation n’a jamais le droit de prendre en charge ou de vous rembourser ce montant.

Pourquoi c’est interdit qu’un organisme rembourse ?

Le CPF est financé par l’État : c’est de l’argent public. Si un organisme vous rembourse votre ticket modérateur, il détourne une partie de ces fonds, ce qui est strictement interdit.

Toutes les transactions sont traçables : virements, factures, comptes bancaires… Il est donc très facile de prouver qu’un remboursement a eu lieu. Vous, en tant que titulaire, pourriez être tenu responsable d’une fraude et devoir rembourser non seulement le ticket mais la totalité de la formation.

Quels sont les risques pour vous ?

  • Vous participez à une fraude aux fonds publics
  • Vous encourez un contrôle et un remboursement de tous les droits CPF utilisés
  • L’organisme risque des poursuites et la fermeture

C’est donc une pratique dangereuse pour vous, comme pour le prestataire qui prétend vous offrir votre reste à charge.

Que faire si un organisme le propose ?

  • Refusez immédiatement
  • Conservez les preuves (emails, devis, messages)
  • Signalez la fraude à la Caisse des Dépôts via le formulaire de contact sur moncompteformation.gouv.fr
  • Si besoin, déposez plainte ou alertez le procureur de la République

Pourquoi c’est important de dénoncer ces pratiques ?

Ces organismes profitent de la crédulité de certains titulaires pour détourner l’argent de la formation. Résultat : moins de fonds pour les vraies formations, plus de contrôles pour tout le monde, et une mauvaise image pour tout le secteur.

En refusant et en signalant ces pratiques, vous protégez votre argent, vos droits et l’avenir du CPF.

Maladie pendant les congés payés

Il peut arriver qu’un de vos salariés tombe malade pendant ses vacances et qu’il se fasse alors prescrire un arrêt de travail. Dans ce cas, il ne bénéficie pas d’un report de ses congés, ce qui est contraire au droit européen. Mais cette règle va vraisemblablement bientôt être modifiée. En effet, la Commission européenne a donné un délai de 2 mois à la France pour se mettre en conformité.

Social – nouveautés au 1er juillet 2025

Plusieurs mesures prennent effet au 1er juillet 2025. On peut notamment citer la participation financière obligatoire de l’employeur dans le financement de la formation de certains apprentis, la protection renforcée des salariés en cas de fortes chaleurs et la nouvelle procédure des saisies sur salaire. A noter également l’instauration de nouveaux espaces publics sans tabac qui a été avancée au 28 juin 2025. Lire l’article

Le licenciement d’une femme enceinte notifié irrégulièrement est-il mieux indemnisé ?

Sous peine d’être nul, le licenciement d’une femme enceinte doit obligatoirement être notifié par l’employeur ou par une personne ayant reçu délégation. C’est ce que la Cour de cassation indique dans un arrêt rendu le 12 février 2025 et publié au bulletin.

Rappel

D’après la jurisprudence, le licenciement est sans cause réelle et sérieuse lorsqu’il a été prononcé par une personne n’ayant pas reçu une délégation pour signer la lettre de licenciement. Lire la suite

D’une pierre, deux coups : diminuer le nombre d’accidents du travail et augmenter la cohésion des équipes

Tous les managers et les membres des équipes QHSE de sites industriels vous le diront : ils répètent inlassablement, et le plus souvent sans succès, les mêmes consignes de sécurité. Finalement personne n’est content : les uns passent pour de pénibles empêcheurs, les autres pour d’éternelles têtes de mule, et il y a toujours autant d’accidents. Comment remédier durablement à ce problème ?

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Harcèlement au travail et micro-agressions : les RH sont-ils bien armés pour y répondre ?

Une explosion des signalements de harcèlement est observée au sein des entreprises. Qu’il s’agisse de harcèlement avéré ou de micro-agressions, les enjeux sont immenses.

Comment identifier ces situations sensibles ? Quels processus suivre lorsqu’un cas est signalé ? Comment instaurer un climat de confiance pour que les salariés se sentent libres de parler ? C’est ce que nous explorons dans cet épisode de « Sur un air de RH »  en compagnie d’Emma Pitzalis, psychologue spécialisée.

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Agissements d’un salarié dans un état psychique altéré : l’employeur doit réagir sans emprunter la voie disciplinaire

Le licenciement pour motif disciplinaire doit, pour être justifié, reposer sur des faits imputables au salarié. L’application de cet énoncé, aisée en apparence, est toutefois plus complexe lorsque le salarié met en avant que son état psychique était fortement altéré au moment des faits. Une réalité qui, pour autant, ne signifie pas que l’employeur doit laisser perdurer la situation.

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Le recours contre un avis d’inaptitude ne prive pas l’employeur de la possibilité de rompre le contrat de travail

L’avis d’inaptitude émis par le médecin du travail peut être contesté dans les 15 jours suivant sa notification. En cas de saisine du juge prud’homal, l’employeur reste malgré tout en droit de rompre le contrat de travail du salarié. C’est toutefois à ses risques et périls : la substitution de l’avis initial par un avis d’aptitude est parfois vite arrivée. 

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L’intelligence émotionnelle, nouvel argument massue sur les CV ?

Article publié sur 20minutes.fr 

Les recruteurs ont beau avoir de plus en plus tendance à faire des mises en situation pour tester vos softs skills, il ne faut pas rater une occasion de les mettre en avant.

Là-dessus, Eric Gras, d’Indeed recommande de jouer la carte du bon coéquipier : « Il est important de noter ce qui relève de la compétence individuelle, mais également collective. Les participations à des projets d’entreprises communs doivent être mises en avant. »

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Les DRH ne se voient pas encore confier l’organisation du temps de travail à une IA.

Article publié sur lemonde.fr

Lors des Rencontres RH du 6 mars, les professionnels ont affirmé craindre une intensification du travail et une remise en question du rôle des manageurs, dans le scénario où l’intelligence artificielle générative serait utilisée pour gérer les plannings des salariés.

l’IA se révèle un moyen de tester des plannings « différents », « qui répondent aux besoins de l’activité, mais qui soient plus flexibles pour les collaborateurs » : un outil d’IA permettrait ainsi de récolter à grande échelle un maximum de « desiderata » des salariés

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IJSS : le plafond des revenus pris en compte pour leur calcul diminue à partir du 1er avril 2025

Annoncé à l’automne 2024 puis mis en veille suite à la censure du Gouvernement Barnier, le décret actant l’abaissement du plafond des revenus pris en compte pour le calcul des IJSS a été finalement publié. A partir du 1er avril 2025, celui-ci passera de 1,8 à 1,4 SMIC mensuel. Retour sur une évolution réglementaire qui ne sera pas sans incidence pour les entreprises, leurs salariés et les organismes de prévoyance.

Revenu servant de base au calcul des IJSS : il ne peut excéder un certain plafond

Les salariés ayant suffisamment travaillé ou cotisé peuvent percevoir, en cas d’arrêt maladie, des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale (IJSS). 

Leur montant correspond alors à 50 % du salaire journalier de base (SJB) du salarié, lui-même égal, lorsque ce dernier est mensualisé, à 1/91,25 du montant des 3 dernières paies des mois civils antérieurs à la date de l’interruption de travail.

Les revenus à prendre en considération sont par ailleurs plafonnés par le Code de la Sécurité sociale.

Aussi, pour tous les arrêts de travail prescrits jusqu’au 31 mars 2025, ce plafond s’établira à 1,8 fois la valeur du SMIC mensuel en vigueur au dernier jour du mois civil précédant celui de l’interruption de travail. Etant précisé que la valeur du SMIC mensuel a été revalorisée à 1801,80 € en novembre 2024.

Illustration

Si un arrêt de travail débute au 15 février 2025, le plafond des revenus pris en compte se situera à 3243,24 € (1,8 x 1801,80)et plafonnera, par ricochet :

  • le SJB à 106,63 € (3243,24 x 3/91,25) ;
  • et les IJSS à 53,31 € (50 % du SJB maximal).

Mais à partir du 1er avril 2025, ce plafond va évoluer à la baisse.

Revenu servant de base au calcul des IJSS : abaissé à 1,4 SMIC à partir du 1er avril 2025

Ce basculement n’a rien d’une surprise. 

Rappelez vous. En octobre 2024, la ministre du Travail de l’époque, Astrid Panosyan-Bouvet, avait annoncé, en marge de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, que le Gouvernement aspirait à abaisser le plafond des revenus servant de base au calcul des IJSS. 

Face à l’envolée des dépenses liées aux indemnités journalières, l’exécutif entendait plus précisément ramener ce plafond à 1,4 SMIC mensuel, soit 2522,52 €, et donc réduire le SJB maximal à 82,93 € et le montant maximal des indemnités journalières à 41,47 €.

Une mesure qui, à l’échelle des entreprises et des salariés, pouvait induire :

  • un baisse du niveau d’indemnisation du salarié si celui-ci ne peut pas prétendre au versement d’une indemnité complémentaire patronale ;
  • une augmentation du niveau de prise en charge patronale lorsque celui-ci est tenu de maintenir, totalement ou partiellement, le salaire du salarié ;
  • une augmentation des cotisations versées par les employeurs à leur organisme de prévoyance.

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9 étapes pour instaurer une culture de QVCT dans votre entreprise

En 2024, une entreprise qui investit dans une culture de la QVCT améliore, non seulement, le bien-être de ses employés, mais motive aussi la productivité et le turn-over des salariés. Chaque entreprise est différente, pourtant il y a 9 étapes essentielles et communes à toutes les structures pour instaurer une culture de QVCT avec des exemples concrets à copier !

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Comment assurer le suivi de la charge de travail et des temps de repos des salariés en forfait jours ?

La gestion de vos salariés soulève des questions pour lesquelles vous n’avez pas toujours la réponse ? Malgré les informations réglementaires à votre disposition, vous manquez de temps ou vous avez des doutes sur l’application des textes ? Découvrez un exemple concret de question RH issu du service « Accompagnement juridique RH » des Éditions Tissot. Profil […]

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Le mot RH de la semaine : le “monk mode” ou comment se créer une bulle de concentration

Article publié sur helloworkplace.fr 

Le monk mode (ou “mode moine”) consiste pour un collaborateur ou un entrepreneur à se fermer à toutes les distractions pour rester focalisé sur une seule tâche précise. Cette méthode monacale – qui vise la productivité – fait des émules sur les réseaux sociaux et les RH commencent à se l’approprier.

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Malgré des réticences, l’IA rend les salariés plus efficaces, mais aussi plus satisfaits 

Article publié sur lesechos.fr 

La messagerie interne Slack a sondé 10.000 cols blancs sur six marchés clés, dont la France, sur leur usage de l’intelligence artificielle au travail. Des résultats déroutants, et qui plaident en faveur d’une meilleure formation des collaborateurs. Dans le « Workforce Index », on apprend que 81 % des personnes utilisant déjà l’intelligence artificielle au travail déclarent bénéficier de ces avantages en termes de productivité.

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« Supprimer une bouée de sauvetage »: le nouveau congé parental inquiète les syndicats

Article publié sur bfmtv.com

 Le nouveau congé parental serait mieux rémunéré. Les parents percevront 50% de leur salaire, dans la limite de 1.900 euros par mois. Ce nouveau congé parental sera en revanche beaucoup plus court. Le père et la mère auront droit à trois mois chacun, qu’ils pourront prendre ensemble ou successivement, avant le premier anniversaire de l’enfant. Problème : au-delà, les parents qui n’ont pas de solution, ne seront plus indemnisés car l’actuel dispositif, qui pouvait durer jusqu’à trois ans, sera supprimé.

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Formation : Paie et Administration du personnel

formations courtes et pratiques, et de se perfectionner avec des formations spécifiques sur les thématiques clés : contrôle de la paie et fiabilisation, absences en paie, simulation du budget de masse salariale, contrôle URSSAF…

En plus des formations courtes MonPilotage.com propose des cycles de formation complète pour devenir gestionnaire de paie ou assistant(e ) RH.

Enfin, des modules de formations 100 % à distance à la carte permettent aux apprenants de se former aux bases ou de faire un zoom sur une problématique ciblée de la paie : les absences, le contrôle…

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Offre raisonnable d’emploi : qu’est-ce que c’est ?

Publié le 24 avril 2025 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

L’offre raisonnable d’emploi (ORE) est déterminée, au sein de France Travail, lors de l’inscription du demandeur d’emploi. Elle précise les caractéristiques des emplois que celui-ci est prêt à accepter. Un décret du 20 mars 2025 apporte de nouveaux éléments, notamment concernant la zone géographique et le salaire attendu, qui doivent être en cohérence avec le marché de l’emploi local.

L’offre raisonnable d’emploi (ORE) : c’est quoi ?

Toute personne au chômage inscrite à France Travail doit construire avec son conseiller un projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE). Ce projet définit pour chaque personne les critères d’emploi recherchés. Il doit être actualisé périodiquement. Il donne lieu à ce qu’on appelle l’offre raisonnable d’emploi (ORE). Lire la suite

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